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Ces cent sonnets ont été écrits un peu n’importe quand, lorsque j’avais du temps : à l’arrêt d’autobus, sur le quai de la gare SNCF, dans un train, sur une terrasse de café, dans une salle d’attente, sur un coin de table durant un repas ennuyeux, dans ma cuisine, dans mon bureau, dans un magasin de chaussures, en attendant mon tour à La Poste, en discutant avec ma coiffeuse, en attendant un dessert au restaurant, en marchant en forêt, en essayant une nouvelle chemise, en lisant un livre, en marchant sous la pluie, en savourant un concert, en rêvant au sourire chaleureux de la meilleure des amies, en écoutant converser les sansonnets au-dessus de l’étang des cygnes…

VRAIMENT_BON

Mon avis : Coucou à tous ! Aujourd’hui, je reviens avec une chronique littéraire sur un livre pas comme les autres… Sansonnets, un cygne à l’envers, c’est un recueil de 100 sonnets écrit par Pierre Thiry (en 2013, je chroniquais déjà un roman de l’auteur). Merci à lui pour ce partenariat et surtout de sa confiance !

Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce recueil, c’est d’y retrouver le plaisir de Pierre Thiry de jouer avec les mots. On a presque envie de lire les poèmes à voix haute, tant ils sont chantants. C’est ce genre là d’ailleurs qui me ferait renouer avec la poésie (un genre que je trouve habituellement peu accessible). J’aime m’amuser avec les mots, avec les sonorités et cela se retrouve complètement dans ce joli recueil. D’ailleurs, je pense même pouvoir l’exploiter dans une animation avec des adolescents en bibliothèque, et ça c’est d’autant plus sympa ! Ce serait une excellente base pour développer un atelier d’écriture.

Évidemment, sur 100 sonnets, il y en a qui m’ont moins plu, mais dans l’ensemble, j’ai vraiment aimé ! J’aime sortir de ma zone de confort, et c’est avec un grand plaisir que j’ai refermé ce livre !

Extrait :

« Il faut être en quelque sorte eskimo
En hiver pour attendre l’autobus…
Il fait froid, il faut trouver des astuces
Pour réchauffer l’attente en quelques mots.

La rue du Champ des oiseaux sinistre et
Morne en décembre à l’arrêt d’autobus
Il faut y être habillé comme un Russe
Dans la steppe des joyeux sinistrés.

Dans la bise on frissonne sans manteau,
Cet endroit est bien plus froid qu’un châteauDont sont ouvertes toutes les fenêtres.

Soudain à gros flocons tombe la neige.
Je n’ai ni chapeau, ni chapka, que n’ai-je?
Même un vieux bouquin sous lequel me mettre?« 

Signature

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