La mule, réalisé par Clint Eastwood

À plus de 80 ans, Earl Stone est aux abois. Il est non seulement fauché et seul, mais son entreprise risque d’être saisie. Il accepte alors un boulot qui – en apparence – ne lui demande que de faire le chauffeur. Sauf que, sans le savoir, il s’est engagé à être passeur de drogue pour un cartel mexicain. Extrêmement performant, il transporte des cargaisons de plus en plus importantes. Ce qui pousse les chefs du cartel, toujours méfiants, à lui imposer un « supérieur » chargé de le surveiller. Mais ils ne sont pas les seuls à s’intéresser à lui : l’agent de la DEA Colin Bates est plus qu’intrigué par cette nouvelle « mule ». Entre la police, les hommes de main du cartel et les fantômes du passé menaçant de le rattraper, Earl est désormais lancé dans une vertigineuse course contre la montre…

Mon avis : Hello, hello ! Aujourd’hui, on parle de La mule, dernière réalisation du grand Clint Eastwood. Pour ce film, il se retrouve derrière et devant la caméra et vraiment, même à 88 ans, il prouve une nouvelle fois un talent indéniable, quelle que soit la casquette qu’il porte. J’ai beaucoup aimé mon visionnage. 🙂

En fait, par ce film, on a l’impression que Clint Eastwood tente de nous faire passer des messages, comme s’il était en quête de rédemption. Il y a quelques années, j’avais lu une biographie sur lui, et quand on creuse un peu, on se rend compte à quel point il a pu négliger sa famille au profit de son travail, et que c’est un homme ayant quelques regrets sur sa vie passée. Et La mule traduit tellement tout ça qu’on ne peut qu’être profondément touché par le film. Ce film s’inspire de faits réels, et j’ai trouvé Eastwood totalement en phase avec ce personnage. On s’attache à lui malgré ses erreurs et on souhaite vraiment une réconciliation entre lui et sa famille (sa fille dans le film est d’ailleurs jouée par Allison Eastwood, sa vraie fille donc, et ça rajoute une certaine dimension aux relations évoquées).

Pour ce qui est du film en tant que tel, il est agréable à visionner, et les moments clés sont assez forts et percutant. La réalisation est classique mais bien menée, on a sans cesse envie de savoir ce qu’il va advenir des personnages.

Malgré tout, le film n’échappe pas à certains défauts. La première heure est plutôt longuette et la partie consacrée aux flics est plutôt sous-exploitée. En plus, Eastwood nous présente des personnages, qui au final, n’auront plus aucune importance par la suite, et c’est bien dommage. Mais j’avoue que ça n’a pas entaché mon ressenti par rapport au film.

Bref, un film à ne pas louper, selon moi ! 🙂

Le truc en + : La Mule est inspiré de la vie de Leo Sharp (Earl Stone dans le film), vétéran de la Seconde Guerre mondiale. Ce dernier est devenu dans les années 80 le transporteur de drogue le plus âgé et le plus prolifique du Cartel de Sinaloa.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Ce contenu a été publié dans Pause Cinéma !. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

8 réponses à La mule, réalisé par Clint Eastwood

  1. j’adore les films de Clint Eastwood en général mais là moins enthousiaste que d’habitude après avoir vu la bande-annonce, j’attendrais peut-être sa sortie DVD pour le visionner

  2. roxou06 dit :

    j’ai vu la bande annonce plusieurs fois mais ce film ne me tente pas vraiment 🙁 ce n’est pas mon genre …

  3. auroreinparis dit :

    De quels personnages parles-tu quand tu dis qu’on présente des perso oubliés par la suite Classique, de bonne facture, et un personnage attachant bien qu’un peu connard ahah.
    Un bon Eastwood !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.