En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité. Dans un pays où le mouvement des droits civiques commence à se faire entendre, les deux hommes vont être confrontés au pire de l’âme humaine, dont ils se guérissent grâce à leur générosité et leur humour. Ensemble, ils vont devoir dépasser leurs préjugés, oublier ce qu’ils considéraient comme des différences insurmontables, pour découvrir leur humanité commune.

Mon avis : Hello, hello ! Je commence la semaine avec une chronique cinéma, mais surtout une chronique coup de cœur. Green Book est un magnifique biopic traitant de la ségrégation raciale dans les années 60. Il s’inspire de faits réels, et de la naissance d’une amitié incroyable entre deux hommes que tout opposait. Et c’est divinement retranscrit dans le film. Je suis persuadée que c’est du principalement au duo d’acteurs, qui est juste impeccable en tous points..

Le film se présente comme un road trip à travers le sud des Etats-Unis. J’avoue que j’avais un peu peur du côté répétitif, mais vraiment, les dialogues sont très bien écrits (et je ne regrette pas d’avoir pris le temps de voir le film en VO), et on ne voit pas le temps passé. Je suis restée scotchée à mon siège durant tout le long-métrage. En plus, le film se veut tellement positif. Il y a beaucoup d’humour, et un côté feel good permanent. Bien sûr, vu qu’il est question de ségrégation, il y a également un côté révoltant et très touchant. J’ai d’ailleurs versé quelques larmes.

Le film est très sensible, et se veut vraiment sincère. On le ressent très fort je trouve. Bref, Green Book est dans la lignée de La couleur des sentiments et Les figures de l’ombre. Un magnifique film à ne pas louper. J’espère vraiment qu’il sera récompensé dans quelques catégories aux Oscars.

 Le truc en + : L’amitié entre Don Shirley et Tony Lip a duré plus de 50 ans. Après le voyage initial de deux mois, le duo s’est retrouvé pour une tournée d’environ un an. Le musicien a ensuite demandé à Tony Lip de devenir son chauffeur et son garde du corps lors de sa tournée européenne, mais ce dernier a refusé car il ne voulait pas être séparé plus longtemps de sa famille. Les deux hommes se sont éteints en 2013, à 3 mois d’intervalle.

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