Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique de l’ennemi juré de Batman. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme sans concession méprisé par la société.

Mon avis : Hello, hello! Nouvel article aujourd’hui avec mon avis sur le tant attendu Joker. Pour tout vous dire, je m’attendais à apprécier au vu des nombreuses critiques élogieuses sortant d’un peu partout, mais je ne m’attendais pas à prendre une telle claque… Todd Phillips réalise certainement LE film de sa carrière. Il n’avait, à son actif, que des comédies un peu lourdingues (c’est le réalisateur, entre autres, de la trilogie Very bad trip) et c’est d’autant plus étonnant de retrouver un film de cette qualité. On retrouve ici un long-métrage excellent en tout point, rien que dans le choix du casting, que dans la photographie (dés la première image, on est transporté dans l’univers de Gotham) que dans le choix des musiques… Tout est juste parfait.

Evidemment, ce qui rend le film aussi proche d’une perfection absolue, on ne va pas tourner autour du pot plus longtemps, c’est la prestation magistrale de Joaquin Phoenix. Il est méconnaissable, dérangeant, malaisant… Le Joker est certainement le méchant le plus énigmatique au monde. Difficile donc pour un acteur d’entrer dans la peau d’un tel personnage. On se rappellera pour très longtemps de la prestation de Heath Ledger, qui était plus que top…mais pour moi, Joaquin Phoenix parvient à surpasser l’entièreté des acteurs ayant joué le Joker. Il est en totale adéquation avec l’univers très glauque du film. Et puis, chapeau au réalisateur, car j’avais peur qu’en consacrant un film à ce personnage, on tombe dans un mélodrame autour d’un anti-héros auquel on s’attacherait. Pour ma part, ça n’a pas été le cas, et c’est ce qui rend la prestation de Joaquin Phoenix d’autant plus forte. Il y a presque un côté mystique autour de ce personnage, qui est plus que bluffant.

Vraiment, je vous invite à voir Joker. C’est presque une expérience cinématographique à part entière. Un film dingue, qui ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais qui a le mérite de rester ancré dans le spectateur, même plusieurs heures après être sorti de la salles…

Le truc en + : Pour interpréter le Joker, Joaquin Phoenix a perdu du poids jusqu’à n’avoir plus que la peau sur les os. Il s’était déjà astreint à une telle discipline pour son rôle dans The Master de Paul Thomas Anderson. Pour le film de Todd Phillips, Phoenix a perdu 25 kilos !