Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés « d’hyper complexes ». Une alliance hors du commun pour des personnalités hors normes.

Mon avis : Coucou les loulous! Nouvel article aujourd’hui avec mon avis sur Hors Normes, sorti au cinéma cette semaine, et réalisé par le duo Toledano/Nakache. J’avais bien hâte de voir ce film et je ne regrette pas car j’ai passé un très bon moment au cinéma.

En fait, c’est le genre de long-métrage qui reste gravé en nous, même des heures (des jours?) après le visionnage… C’est un film fort, sensible, sur un vrai sujet de société (même plusieurs en fait). Il est porté par un casting irréprochable (Vincent Cassel en tête) et m’a fait versé des larmes, à la fois de révolte, à la fois de tristesse, et à la fois pour de brefs moments de joie et de grâce que le film nous montre avec une finesse non dissimulée. Je l’ai vu hier soir, et j’y ai pensé une bonne partie de la journée et j’en ai même discuté avec des gens autour de moi. Quel est la place du handicap dans notre société actuel ? Et des associations qui œuvrent pour aider les enfants souffrant au quotidien ? Quelle est la place du parent ? Qu’advient-il de ses personnes lorsque leurs tuteurs disparaissent ? Tant de sujets vastes et empreint d’un réalisme qui nous mettent à l’épreuve tout au long du visionnage. Hors Normes nous parle aussi de réinsertion professionnelle, de la jeunesse, d’interculturalité, d’autant de sujets qui m’ont vraiment remuée, révoltée.

Par ailleurs, le film prend un peu de temps à démarrer et a parfois des côtés un peu longuets, mais il est vite rattraper par la force de son propos, et on ne voit pas le temps passer. Bravo au duo de réalisateurs, ce nouveau film m’a touché en plein cœur. Je ne peux que vous conseiller de foncer le voir au cinéma.

Le truc en + : Eric Toledano et Olivier Nakache voient Hors Normes comme la somme des obsessions qui traversent tous leurs films : le groupe au travail comme dans Nos jours heureux ou Le Sens de la fête, le milieu associatif dans Samba, et les duos dans Intouchables ou Je préfère qu’on reste amis.