Mamma Maria de Serena Giuliano

« Ciao, Sofia, qu’est-ce que je te sers ? Comme d’habitude ? Et j’ajoute un cornetto, parce qu’il faut manger, ma fille ! – Oui, merci, Maria. » Je m’installe en terrasse, face à la mer, comme chaque matin depuis que je suis de retour en Italie. J’aime bien travailler au son des tasses qui s’entrechoquent. Et, au Mamma Maria, j’ai toujours de la compagnie. Il y a ceux qui viennent tuer le temps. Il y a les enfants qui rêvent devant le comptoir à glaces. Il y a les ados qui sirotent un soda, monsieur le curé, et, surtout, mes partenaires de scopa. Ici, on vient échanger quelques mots, partager un apéro, esquiver la solitude ou écouter Celentano. Moi, je viens pour me persuader que j’ai bien fait de quitter Paris… et l’autre abruti. Il fait quand même meilleur ici. Et puis, on cherche aussi à profiter de la bonne humeur (ou non) de Maria, qui mène, comme une mamma, tout ce petit monde à la baguette. Bref, j’ai enfin retrouvé mon village paisible. Enfin, paisible jusqu’au jour où…

Mon avis : Hello tout le monde! On se retrouve ce samedi avec ma chronique sur Mamma Maria de Serena Giuliano, sorti en mars dernier. Un très joli roman qui sent bon le soleil, la chaleur et les effluves de l’Italie. J’ai passé un super moment avec cette histoire, bien plus profonde que ce qu’elle ne parait au départ. Je suis donc ravie de vous en parler aujourd’hui.

Dans cette histoire, nous allons alterner deux points de vue. Celui de Sofia,  jeune italienne revenue récemment au pays après quelques années en France, et puis Maria, 65 ans, tenancière du Mamma Maria, l’endroit phare du village où viennent se retrouver toutes les générations. Un vrai comptoir à potins en somme.  Ces deux femmes vont nous partager des morceaux de leur vie, de leur famille, de leurs espoirs. Et j’ai adoré !

Sous ses airs de romans #Feelgood, Serena Giuliano nous sert une histoire qui aborde des thèmes actuels, importants autour de la solidarité et de l’accueil de l’autre. Je n’ai pas envie de vous en révéler davantage concernant ces thématiques car il est pour moi essentiel de vous laissez surprendre par votre lecture. Personnellement, j’ai été d’autant plus touchée par les personnages et leurs réactions en me laissant vivre au gré des pages… Séréna Giuliano possède une plume tendre, sensible, qui m’a emporté du début à la fin.

Et puis, l‘autrice nous parle de son amour pour l’Italie, de façon poétique et en utilisant nos 5 sens. Le personnage de Sofia va envoyer une série de mails, tout au long du roman, à une personne restée en France, où elle va lui parler de l’Italie. J’ai adoré ces échanges (même si c’est à sens uniques) car ils m’ont émue autant qu’ils m’ont donné envie de voyager.

Bref, c’était pour moi une excellente lecture que je vous recommande chaudement.

« Pour moi, la mort, c’est le front froid de ma grand-mère sous mes lèvres lors de notre dernier au revoir. C’est sa main qui ne réagit plus quand je la caresse et qui n’essuie pas mes larmes de chagrin. C’est l’éventail que je lui avais rapporté d’un voyage en Grèce, qui reste immobile. La mort, c’est la chaise vide sur la terrasse, la boîte à couture qui demeure fermée, le parfum que je continue de chercher partout et que les années ont fini par totalement emporter. »

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