BlacKkKlansman, réalisé par Spike Lee

Au début des années 70, au plus fort de la lutte pour les droits civiques, plusieurs émeutes raciales éclatent dans les grandes villes des États-Unis. Ron Stallworth devient le premier officier Noir américain du Colorado Springs Police Department, mais son arrivée est accueillie avec scepticisme, voire avec une franche hostilité, par les agents les moins gradés du commissariat. Prenant son courage à deux mains, Stallworth va tenter de faire bouger les lignes et, peut-être, de laisser une trace dans l’histoire. Il se fixe alors une mission des plus périlleuses : infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les exactions. En se faisant passer pour un extrémiste, Stallworth contacte le groupuscule : il ne tarde pas à se voir convier d’en intégrer la garde rapprochée. Il entretient même un rapport privilégié avec le « Grand Wizard » du Klan, David Duke, enchanté par l’engagement de Ron en faveur d’une Amérique blanche. Tandis que l’enquête progresse et devient de plus en plus complexe, Flip Zimmerman, collègue de Stallworth, se fait passer pour Ron lors des rendez-vous avec les membres du groupe suprémaciste et apprend ainsi qu’une opération meurtrière se prépare. Ensemble, Stallworth et Zimmerman font équipe pour neutraliser le Klan dont le véritable objectif est d’aseptiser son discours ultra-violent pour séduire ainsi le plus grand nombre.

Mon avis : Hello, hello! Nouvel article ce matin avec mon avis sur BlacKkKlansman, réalisé par Spike Lee. Il était rediffusé dans mon cinéma, et l’ayant loupé sur grand écran, je n’avais pas encore eu l’occasion de le voir, c’était donc l’occasion parfaite pour rectifier cela. Et même si j’en ressors plutôt mi-figue, mi-raisin, ça n’en reste pas moins un film d’utilité publique, et plutôt marquant !

Si je vous dis que j’en ressors plutôt mitigée, c’est parce que je l’ai trouvé longuet. Vous savez, c’est le genre de film qui blablate beaucoup, et du coup, mon intérêt s’est essoufflé à la moitié du film. On sent que le réalisateur souhaitait mélanger les genres, mais on peine à s’accrocher réellement, tant on oscille entre la comédie satirique, le drame et presque le film de divertissement. J’ai toujours du mal quand les genres se mêlent de cette façon, et c’est vraiment une facette que je n’ai pas spécialement apprécié.

Par contre, le jeu d’acteurs est très bien (le duo Washington/Driver fait mouche et j’ai adoré le jeu de Topher Grace!) et j’ai beaucoup aimé la bande originale. Et puis, ce que je retiendrai surtout, c’est le final assez fort proposé par le réalisateur. C’est clairement ce qui fait que je n’oublierai pas ce film de sitôt. Parfois, j’ai l’impression de vivre dans une bulle assez privilégiée (ce qui est le cas en fait!) et ce genre de rappel fait du bien pour nous rappeler dans quel monde nous vivons.

Bref, pas un film que j’ai apprécié plus que ça, mais en même temps, pas nul non plus. Je serai curieuse d’avoir votre avis. ^^

Le truc en + : Le rôle principal du long métrage est tenu par John David Washington, le fils de Denzel Washington. Ce dernier avait tourné sous la direction de Spike Lee dans Inside Man : L’Homme de l’intérieur (2006), He Got Game (1998), Malcolm X (1992) et Mo’ Better Blues (1990). A noter que John David Washington était auparavant brièvement apparu dans Malcolm X.

 

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